jeudi 23 décembre 2010
mardi 14 décembre 2010
vendredi 29 octobre 2010
mercredi 20 octobre 2010
Une page entière dans Le Monde
mardi 28 septembre 2010
mardi 24 août 2010
Critique de lecteurs
Par Nestorine, ici : http://teatextandfun.canalblog.com/archives/2010/08/23/18803829.html
#Mediator, Irène Frachon
J'avais peur que ce livre soit un peu aride, austère, que sa lecture soit trop ardue pour moi, remplie de jargon médical ou scientifique! j'avais même prévu de quoi prendre des notes et le dico à portée de main! Et en fait j'ai été très surprise de voir que ce document se lisait comme un roman et je l'ai dévoré, d'une traite: je voulais absolument savoir comment tout cela allait se terminer! Je ne sais pas pourquoi je le compare à un roman puisqu'il n'y a rien de romancé là dedans, tout est vrai, l'auteur dit elle-même qu'elle a souhaité témoigner "de la manière la plus factuelle possible" et c'est effectivement ainsi que les choses sont présentées.
Mais je pense que c'est l'humanité qui transparait derrière ce témoignage sobre et efficace qui accroche tant le lecteur: je n'ai pas reposé le bouquin avant de l'avoir fini, j'ai souligné de nombreux passages, j'ai été effarée par d'autres et je me suis promis d'en savoir un peu plus sur les protagonistes de cette "affaire" et sur la façon dont fonctionnent certains services publiques.
Je ne suis pas assez qualifiée pour juger de la polémique qui existe autour de ce livre mais en tant que lecteur lambda j'ai simplement l'impression d'assister au combat du pot de terre contre le pot de fer, et je me dis qu'heureusement qu'il y a quelques personnes comme Irène Frachon, prêtes à tout bousculer, à mettre leur vie entre parenthèses pour leurs idées et à résister aux sirènes des puissants labos pharmaceutiques(chose très difficile quand on voit le peu de subsides publics accordés aux hopitaux, à la recherche... pour fonctionner correctement). Je croyais naïvement à l'indépendance de certains organismes publics et je me rends compte que les labos pharmaceutiques oeuvrent un peu partout, y compris dans le domaine de la pharmacovigilance (la surveillance des effets indésirables des médicaments) ce qui me semble aberrant!
A côté de ça, le livre donne à réfléchir sur le diktat de la minceur: on en parle beaucoup, partout, tout le temps, ça devient anodin. on oublie que des milliers de françaises sont prêtes à avaler n'importe quel médicament qui leur fera perdre quelques kilos "en trop" (par rapport à qui, à quoi, à quelle norme?) quelles qu'en soient les conséquences. Je ne savais pas que de nombreux coupe-faim contenaient des dérivés d'amphétamines, j'ai trouvé ça totalement hallucinant!
En bref, un bon bouquin, qui remue et fait réfléchir, très bien écrit, hyper accessible qui atteint son but: alerter, sensibiliser, ouvrir le débat. On reste scotchée devant tant de détermination face à si peu d'écoute de la part des pouvoirs publics: chapeau!
pour en savoir un peu plus:
http://www.theheart.org/article/1035637.do
http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/098898/seule-contre-le-mediator.html
http://www.liberation.fr/societe/0101638733-mediator-la-fin-du-coupe-faim
Mediator... l'affaire continue
lundi 5 juillet 2010
Mediator 150 mg et Irène Frachon dans les magazines féminins
mercredi 23 juin 2010
vendredi 18 juin 2010
jeudi 17 juin 2010
L'observatoire de la censure s'insurge

http://observatoiredelacensure.over-blog.com/ext/http://mediator150mg.blogspot.com/
16 juin 2010: Laboratoire pharmaceutique Servier contre les éditions Dialogues et le Dr Frachon (Brest)
Le 30 novembre 2009, suite à une décision de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), trois médicaments contenant du benfluorex, dont le Mediator 150 mg, étaient retirés des pharmacies, en raison de leur "efficacité modeste" sur le diabète de type 2, et de "risques avérés d'atteintes des valves cardiaques". Si deux des médicaments étaient des génériques mis récemment sur le marché (début octobre 2009) par les laboratoires Mylan etQualimed, il en allait autrement pour le Mediator 150 mg, commercialisé par les laboratoiresServier depuis 1976. 200 à 300.000 personnes en consommaient chaque jour. Majoritairement il s'agissait de femmes, l'utilisant comme coupe-faim, pour perdre du poids. 2 millions de personnes en auraient consommé depuis sa mise sur le marché. Le chiffre d’affaires du Mediator 150 mg pour Servier était de l’ordre de 3,6 millions d’euros par an. La revue médicale Prescrirese félicitait du retrait de cet "amphétaminique", banni du marché "depuis des années en Espagne". Ses "effets indésirables cardiovasculaires et neuropsychiques sont superposables à ceux qui ont conduit au retrait du marché de 2 autres amphétaminiques anorexigènes : la fenfluramine (ex-Pondéral) et la dexfenfluramine (ex-Isoméride)".
Dans Médiator 150 mg, combien de morts? publié le 2 juin 2010 par l'éditeur brestois Charles Kermarec, directeur également de la librairie Dialogues, le docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, spécialiste de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) revient sous la forme d'un journal, sur toutes les étapes d'une enquête de trois ans qui l'a conduite à devenir l'une des protagonistes à l'origine du retrait de ce médicament. Son témoignage de l'intérieur commence par une scène d'autopsie, celle de madame A., qui avait pris ce médicament pour maigrir... Pour Rony Brauman, ce témoignage "exemplaire" soulève beaucoup de questions sur les pratiques commerciales des laboratoires pharmaceutiques. Quelles sont leur influence et leur implication dans les décisions de santé publique, écrit dans la postface l'ancien président de Médecins Sans Frontière? Quelle est l'indépendance des dispositifs d'évaluation des médicaments à l'heure "où diminue le financement public des activités de pharmacovigilance confiées dans des proportions croissantes aux compagnies pharmaceutiques", quand "la plupart des essais thérapeutiques de nouveaux médicaments, publiés sous la signature de médecins universitaires (...) sont en réalité écrits par des nègres de l'industrie pharmaceutique".
Est-ce l'indépendance de l'auteur du livre, du postfacier et de leur éditeur breton qui n'a pas plu au puissant groupe Servier, au moment où le tribunal de Nanterre autorisait la nomination d'un expert pour étudier le cas d'une patiente souffrant d'une lourde pathologie cardiaque et qui avait pris du Mediator trois fois par jour pendant sept ans? Le fait est que le groupe pharmaceutique a répliqué en attaquant le livre en justice. Pas sur son contenu: sur son emballage, sur son titre. Le 7 juin, le juge des référés de Brest a estimé que la mention "Combien de morts ?" jetait le"discrédit" sur l’image du laboratoire Servier, "entravant son activité", portait atteinte à ses droits et devait être enlevée de la première page de couverture sous astreinte de 50 euros par exemplaire distribué. Pour le juge, "un retour sur le marché du Mediator est toujours envisageable". Dans ce cas, «le dénigrement provoqué par la mention litigieuse se révélerait grandement source de discrédit».
Pour l'éditeur qui avait tiré le livre à 5.500 exemplaires, c'est une "interdiction de fait". Il a fait appel et, dans l'attente du jugement, a fait fabriquer des étiquettes autocollantes à placer sur chaque exemplaire, sur la mention censurée. De plus, il a décidé de réimprimer le livre. Il est disponible sous un nouvel ISBN avec une couverture modifiée indiquant: Mediator 150mg, Sous-titre censuré, en version numérique et en version papier.
Mouvement de soutien autour des editions-dialogues.fr
25 éditeurs appellent à soutenir Editions-dialogues.fr
Une pétition dénonce le jugement rendu contre l’éditeur de Mediator 150 mg.
25 responsables de maisons d’édition viennent de signer une pétition pour soutenir Charles Kermarec, le patron de la librairie Dialogues, à Brest, et ses toutes jeunes Editions-dialogues.fr, dans son appel du jugement du tribunal de grande instance de Brest.
Le 7 juin, l’éditeur brestois a en effet été condamné à retirer la mention “Combien de morts ?” de la couverture du livre d’Irène Frachon, Mediator 150 mg, qu’il a publié le 3 juin.
Sévère, le jugement répondait à la demande du laboratoire Servier, distributeur du médicament, qui s’estimait gravement discrédité par cette mention.
La pétition a été signée par Françoise Nyssen (Actes Sud), Leonello Brandolini (Robert Laffont), Olivier Bétourné (Le Seuil), Olivier Nora (Grasset, Fayard), Jean-Marc Roberts (Stock), Olivier Cohen (L’Olivier), Olivier Rubinstein (Denoël), Jean Delas (L’Ecole des loisirs), Thierry Magnier (Editions Thierry Magnier, Le Rouergue), Philippe Rey (éditions Philippe Rey), Marion Mazauric (Au Diable Vauvert), Olivier Frébourg (Les Equateurs), Alice Déon (La Table ronde), Isabelle Laffont (Lattès), Paul Otchakovsky-Laurens (P.O.L), Bernard Barrault (Julliard), Philippe Picquier (éditions Philippe Picquier), Oliver Gallmeister (Gallmeister), Sophie de Sivry (L’Iconoclaste), Anne-Marie Métailié (Métailié), François Gèze (La Découverte), Isabelle Gallimard (Mercure de France), Gilles Haéri (Flammarion), Laurent Beccaria (Les Arènes, XXI), Henry Dougier (Autrement).
Livres Hebdo - 17 juin 2010






















